Nutrition parentérale partielle : intérêt et mise en pratique

L’essentiel N°195, du 25 novembre au 1er décembre 2010

 

Nutrition parentérale partielle : intérêt et mise en pratique

Auteurs : Yannick GUIBON, Ludovic SIMON


Résumé
La nutrition est un point clé de la thérapeuthique en médecine d’urgence vétérinaire et notamment dans le cadre d’une hospitalisation prolongée. La nutrition parentérale n’est instaurée qui si la voie entérale ne peut être exploitée. La voie centrale est généralement préférée, toutefois la voie périphérique peut être utilisée en nutrition parentérale partielle. Les cathéters utilisés ne doivent pas être thrombogéniques (polyuréthane ou silicone). Des risques de thrombose, thrombophlébite, sepsis, hypervolémie, ainsi que de multiples complications métaboliques sont possibles, d’où la nécessité d’un suivi étroit des patients.
La renutrition doit commencer à 50% du métabolisme de repos et peut être augmentée en l’absence de complication sur 24h. Le RPC doit être de 40 à 60 chez le chien et >60 chez le chat. 25 à 50% de l’énergie est apportée par les glucides, le reste par les lipides. Un complexe de vitamine B et d’électrolytes peut compléter la solution.
Les préparations humaines commercialisées sont carencées en protéines pour une administration aux carnivores domestiques. Certaines pharmacies hospitalières peuvent conditionner des poches de nutrition parentérale dont la composition est établie par le praticien vétérinaire. Le coût et l’approvisionnement restent le principal frein à l’utilisation de ce soutien nutritionnel.